Une très faible revalorisation d’un petit tiers des personnels enseignants

  • Publication publiée :4 décembre 2020
  • Post category:1er degré / 2nd degré
  • Dernière modification de la publication :7 décembre 2020
  • Temps de lecture :2 min de lecture

Lors d’une visioconférence, le 18 novembre dernier, monsieur Blanquer a annoncé aux organisations syndicales de l’enseignement privé sous contrat, les mesures de revalorisation salariale des enseignant.e.s qu’il avait déjà transmises à la presse la veille. Encore une preuve de simulacre de concertation que le ministère réalise et du manque de considération que celui-ci a des syndicats. Outre l’enveloppe indécente de 400 millions d’euros, les choix faits par le ministre de revaloriser surtout les débuts de carrière n’est pas ce qu’avait proposé la Fep-CFDT tablant sur un plan de revalorisation à long terme qui aurait touché près de 85% des personnels. Cette augmentation dégressive allant de moins de 100 euros brut à 36 euros est simplement dérisoire.

Passant de 500 millions d’euros à 400 millions d’euros, cette enveloppe prévue pour la seule revalorisation se voit comporter une prime d’équipement. En plus du fait que les primes n’entrent pas en ligne de compte dans les calculs de retraite, cette prime ne peut pas être considérée comme une revalorisation salariale. De plus, il n’est pas admissible que les enseignant.e.s documentalistes en soient exclu.e.s.

Pour les personnels à mi-carrière, le ministre a aussi annoncé une dérisoire augmentation d’un point du pourcentage de promotions à la hors classe.

Enfin, nous ne pouvons admettre que les chef.fe.s d’établissement du privé qui ont été sur le pont pour assurer la mission de service public voulue pendant les périodes de mobilisation induites par la COVID soient exclues de la prime annoncée pour leurs homologues du public. Autant d’annonces, de mesurettes, de reculades qui ne sont pas admissibles de la part d’un ministre qui ne cesse de communiquer, de réaliser de beaux discours tentant de faire passer aux yeux de l’opinion l’idée fausse que les enseignant.e.s seraient valorisés, respectés, remerciés pour le travail qu’ils réalisent dans un contexte bien compliqué.