Comité de suivi de la réforme du lycée : Aménagement des examens et valorisation de la voie technologique

  • Post published:10 novembre 2020
  • Post category:2nd degré
  • Post last modified:11 novembre 2020
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Les membres du comité de suivi national du 4 novembre dernier ont qualifié la période actuelle de stressante, parcourue de contraintes et d’inconnues, aussi bien pour les enseignant.e.s que pour les élèves, et rendant nécessaires des aménagements des examens tout en préservant les exigences du bac et l’équité pour les candidat.e.s. Autre point qui ne pouvait attendre : les propositions au ministre pour valoriser les filières technologiques.

Concernant les évaluations communes (ex E3C), comme d’autres organisations syndicales, la Fep a exprimé son souhait d’aller vers un contrôle continu étendu pour permettre aux élèves de se concentrer sur les apprentissages et « décharger » les enseignants d’une pression permanente induite par des épreuves d’examen répétées tout au long de l’année scolaire. C’est finalement cette proposition que le ministre a retenue dès le lendemain en supprimant les trois périodes d’évaluations communes en première et en terminale.

Concernant les 2 épreuves de spécialité prévues en mars de l’année de terminale, le comité préconisait soit un report en juin, soit un remplacement par du contrôle continu. Là, le ministre n’a pas suivi ses recommandations et entend maintenir ces épreuves entre le 15 et le 17 mars avec un choix de 2 sujets au lieu d’un seul pour les candidats.

Concernant les épreuves terminales prévues en juin (français, philosophie et Grand oral), il a été jugé sage d’attendre eu égard à l’évolution des conditions sanitaires.

Autre chantier important qui a fait l’objet d’un groupe de travail : la valorisation de la voie technologique. C’est finalement l’hypothèse défendue par la Fep de la préservation de toutes les séries qui sera présentée au ministre. Concrètement, cela conduirait à redonner une meilleure visibilité aux spécificités de la voie techno (projets pédagogiques, co-intervention, …), développer des parcours sécurisés de Bac + 2 à 5 et mettre en œuvre un schéma régional des formations technologiques (type voie pro) avec l’implication de différents acteurs (Ministères de l’éducation nationale, de l’agriculture et de l’enseignement supérieur et les Régions).